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Parce que chaque acte, chaque pas que nous faisons, peut nous mener vers plus de sens, plus de plaisir, plus d'harmonie, bref plus de connexion avec nous-même. Méli-mélo de perceptions, de découvertes, d'envies et de recherches, le sens jaillira au fur et à mesure de l'exploration.

27 May

"Tu peux choisir de te cacher derrière tes cauchemars ou tu peux choisir de te réveiller"

Publié par Julie  - Catégories :  #Réflexions

L'homme que tu veux être, définis-le.

Girolamo Riario, un des personnages emblématiques de la série Da Vinci's Demons. Il est l'ennemi juré de Léonard de Vinci dans les premières saisons. Personnage plutôt austère, puritain à l'extrême et dévoué au Pape Sixte IV. Cependant, son humanité se trahit par beaucoup de ses actions et son questionnement perpétuel sur le bien et le mal. Dans l'épisode 6 de la saison 3, le conflit intérieur de Riario se cristallise et il est aux prises avec ses propres contradictions : récit d'une transformation intérieure.

 

Gilamo Riario, un des personnages emblématiques de la série Da Vinci's Demons. Il est l'ennemi juré de Leonard de Vinci dans les premières saisons. Personnage plutôt austère, puritain à l'extrême et dévoué au Pape Sixte IV. Cependant, son humanité se trahit par beaucoup de ses actions et son questionnement perpétuel sur le bien et le mal. Dans l'épisode 6 de la saison 3, le conflit intérieur de Riario se cristallise et il est aux prises avec ses propres contradiction : récit d'une transformation intérieure.

 

WAKE UP. Riario, l'homme qui voulait suivre la voie la plus puritaine mais qui a laissé ses doutes et ses failles prendre le pas sur lui. Il s'est enfermé en lui-même. Sans jamais s'écouter, il a fait confiance aux autorités qu'il pensait sacrée, comme appui. Mais elles étaient illusoires, lui faisant croire n'importe quoi, s'imprégnant de la folie d'autres hommes qu'il estimait plus doctes que lui. C'est son sursaut d'humanité qui lui fait prendre conscience que leur voie n'est pas la sienne. A force de ne pas s'écouter et après avoir été sous l'influence du Labyrinthe, une société secrète qui l'a encore plus enfermé en lui-même, il a développé une deuxième personnalité, celle d'un assassin aux prises avec ses plus féroces souffrances et craintes. C'est un assassin artiste. Sa personnalité se dessine à travers ses meurtres, ses remords aussi. Des failles qui n'ont pas été comblées qui se répercutent de manière violente et inconsciente sur lui. Victime de ses contradictions, de ses démons et de sa recherche de sens, Riario est tiraillé sans prendre lui-même ses propres décisions. C'est dans cet état de dissolution extrême de son esprit que Léo (Léonard) le retrouve et le soigne. Les deux personnages ne semblent pas si éloignés l'un de l'autre, cherchant leur chemin vers la vérité avec des définitions différentes. Les "anciens" ennemis jurés sont liés par les mêmes doutes et la même quête de l'essence humaine et divine.

 

 

WAKE UP. Leo lui laisse le choix : soit il continue ses meurtres et donne raison à ses souffrances, soit il accepte d'ouvrir son esprit à l'amour et à lui-même. C'est ce choix crucial qui met Riario face à ce qu'il est et lui fait prendre conscience que son propre destin dépend de ses propres choix. Difficile d'affronter la vérité, sa vérité.

 

Nous sommes les choix que l'on fait. Que puis-je faire à présent ? Qui suis-je ? Comment puis-je vivre avec ce que j'ai fait? "C'est à toi de te définir"

Cette phrase est assez puissante, elle met Riario face à sa propre responsabilité. Une seconde chance vient de lui être offerte, c'est une renaissance encore fragile mais qu'il peut construire avec ses propres bases.

Ces derniers épisodes ont montré la face la plus sombre de Riario, mais ils apparaissent comme une phase de transformation intérieure profonde et de transfiguration. Bon le mot paraît un peu excessif car ce n'est pas magique, le changement ce fait dans la douleur. Il a dû faire face à lui-même et à ses agissements, accepter de voir sa monstruosité et prendre conscience du pourquoi de ses agissements pour prendre la décision de tout arrêter.

 

 

 

Riario pourrait être vu comme la métaphore parfaite du combat entre nous-mêmes et nos peurs. Il est difficile de se regarder, de se rendre compte que ce qu'on fait est porté par nos blessures. Mais quand nos blessures prennent le dessus, on n'entend plus notre propre voix. Nous ne sommes peut-être pas des meurtriers comme Riario mais nous pouvons être nos propres bourreaux. Peut-être est-ce nous que nous assassinons à petit feu à coup de dévalorisation, de rabaissement ou même en nous laissant dominer par la peur. Et parmi tout ça, notre petite voix essaie de se frayer un chemin pour nous dire que si, c'est possible, que non, tu n'es pas ta peur, tu n'es pas ce que tes blessures te répètent à tue tête. Tu t'es identifié à elles mais tu n'es pas elles. Cette petite voix, c'est celle qui nous dit comment on veut agir, celle qui nous dit ce qu'on pense juste, celle qui est alignée avec nous, nos valeurs, notre "être" véritable. L'écoutez-vous cette petite voix qui sait profondément qui vous êtes ? Ou êtes-vous aux prises avec vos blessures, écoutez-vous plus votre ego blessé ? Il est tellement courant de se dire : non je ne peux pas faire ça car on va me juger, je ne vais pas y arriver, je suis trop ou pas assez. En vous disant cela, vous prenez quand même une décision : celle de vous ignorer au profit des autres ou de vos blessures. Vous les laissez parler à votre place. Mais le vrai vous, là, il ferait quoi? Si c'était lui qui parlait, ce serait quoi votre décision pour vous ? Si vous mettez de côté la peur, la colère, la souffrance ? C'est quoi votre message ? Quelle est votre place ? Les émotions négatives sont là pour nous signaler des choses : un état intérieur troublé par quelque chose, elles sont sources d'information : quelque chose nous trouble. Elles sont messagères mais pas reines du royaume. C'est à dire qu'elles apportent l'information mais ce n'est pas à elles de gouverner notre vie. Il y a une différence entre prendre en compte ses émotions en les accueillant, les acceptant et en regardant ce qu'elles ont à nous dire et se laisser dominer par elles. Combien de nos talents n'avons-nous pas exprimés à cause de ces doutes ? Pendant encore combien de temps les gens vont ignorer à quel point on peut faire ça, on est génial dans ça ? combien on peut apporter à d'autres personnes ? Pendant encore combien de temps va-t-on se priver de profiter de la vie et de vivre la vie que l'on souhaite à cause de nos blessures ? Pendant combien de temps on va encore se cacher et fuir notre responsabilité à se définir ? Oui, ça demande un effort de se définir par soi-même, la responsabilité est souvent difficile à assumer, surtout quand on en a pas l'habitude.

 

"Fais-toi confiance. Recommence. Le prochain choix est celui qui te définit." Leonardo à Riario

 

Mais au final c'est toujours nous qui prenons la décision de qui nous sommes, de la manière de nous parler, de nous respecter, de nous accepter, de nous connaître et de vivre au maximum en fonction de soi. Mais pour ce faire, il faut nous apprendre à nous écouter, et apprendre à nous définir nous-même, de penser par nous-mêmes, plutôt que laisser les autres, la société, nos blessures, nos démons, ce qu'on pense être nos faiblesses (car nous les avons définies comme telles) prendre la décision pour nous. Car c'est aussi une décision, le fait le nous laisser bercer par nos démons. C'est un peu comme si on nous demandait de faire un choix. Sauf qu'il ne faut pas oublier que ne pas faire de choix est aussi un choix.

 

Cette voie, celle de notre responsabilité, de l'écoute de notre "être", c'est celle de l'authenticité, et c'est sûr, elle n'est pas simple à suivre. Mais prendre conscience des motivations de nos actions me semble un bon point de départ : est-ce que j'agis pour moi, est-ce que je m'écoute ? ou est-ce que c'est autre chose qui guide mes actions ? Au final, tout ce qui peut être bénéfique on le fait par amour de soi, oui oui. Riario s'était fermé à cet amour car il y avait trop de haine, d'incompréhension, de souffrances. Mais en choisissant de se laisser aider par Léo et en se rendant compte que ce qu'il faisait n'était pas lui, il s'est respecté. Il est allé plus loin vers lui-même. Et même s'il est difficile de penser et prendre ses décisions pour soi, il le fait petit pas par petit pas.

 

Bravo Léo et merci Riario!

 

Et vous, quelle sera la prochaine chose que vous ferez par amour, respect de vous-même pour apprendre enfin à faire les choses pour vous ? Célébrez-vous et faites-vous confiance.

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